version
beta 1.0 |
||
|
|
|
Tampons, serviettes ou ... par Marie Claude Dussault Le Keeper http://www.keeper.co m |
Tampons, serviettes ou ... par Marie Claude Dussault Mesdemoiselles, dites-moi… Si je vous demande, tout de go, « tampons ou serviettes sanitaires? », vous n’aurez sans doute pas besoin de réfléchir longuement avant de m’indiquer votre réponse. Car en ce qui a trait aux produits d’hygiène féminine, presque toutes les femmes se rangent en deux camps bien définis : d’un côté, celles qui ne jurent que par les tampons, et de l’autre, celles qui sont vendues au serviettes. Presque toutes? Eh oui… car quelques unes d’entre elles avoueront avec bonheur n’utiliser aucun de ces produits hygiéniques, préférant pour s’occuper de leurs règles des produits dits alternatifs. Longtemps l’apanage de féministes frustrées et de « granoles » un peu excessives, les produits menstruels alternatifs se taillent une niche de plus en plus importante chez les femmes d’Amérique du Nord. Aujourd’hui, bon nombre d’entre elles ne jurent que par ceux-ci, délaissant les produits menstruels commerciaux au profit des coupes menstruelles, serviettes réutilisables et autres éponges de mer. Pour les membres des Blood Sisters (http://bloodsisters.org), un organisme communautaire féministe fondé à Montréal en 1996, l’utilisation de ces produits est d’abord et avant tout une prise de position idéologique : s’opposant farouchement au monopole des produits menstruels commerciaux par les grosses compagnies telles Tampax ou Proctor & Gamble, les Blood Sisters désirent informer les femmes des danger que représentent ces compagnies et leurs produits et leur proposer des solutions de rechange. Selon elles, les tampons présentent également un danger important pour la santé : une substance chimique potentiellement cancérigène, la dioxine, se retrouverait dans les tampons suite à leur blanchissage avec des produits contenant du chlore. Car bien qu’ils soient blanchis, les tampons ne sont pas stérilisés : la propreté immaculée qu’ils invoquent ne serait donc qu’une illusion... Le Keeper Aussi appelé coupe menstruelle, le Keeper est un petit contenant fait de caoutchouc qu’on insère dans le vagin lors des menstruations, qui adhère complètement à la paroi de celui-ci (ce faisant, le risque de fuite est mince, voire inexistant) et qui peut recueillir jusqu’à une once de flux menstruel. Cela peut sembler insuffisant, mais lorsqu’on sait qu’on ne perd jamais bien plus que trois onces de sang lors de nos règles, son utilisation semble tout à coup beaucoup moins encombrante. Il suffit tout simplement de vider la coupe de son contenu deux fois par jour et de la rincer à l’eau. De plus, une fois le premier contact surmonté et la technique d’insertion maîtrisée, l’appareil arrive sans difficulté aucune à se faire oublier : en effet, la majorité des femmes utilisant celui-ci affirment même « ne plus voir leurs menstruations passer ». On peut commander son propre Keeper sur Internet (le site http://www.keeper.com propose deux modèles différents, dont un en plastique hypoallergène) pour la modique somme de 45 $, ou se le procurer directement au Je l’ai (159, avenue Duluth Est). Autre produits Les serviettes réutilisables fonctionnent à peu près exactement comme leurs acolytes jetables et vont même jusqu’à en imiter la forme : faites de coton ou de finette (flanelle de coton), elles sont maintenues en place grâce à des boutons pression et se lavent facilement à la machine. On peut se les procurer au Elle Corazon 176, rue Bernard Ouest), local d’opération des Blood Sisters. Les femmes désireuses de remplacer le sempiternel tampon par un produit ne s’en éloignant pas trop peuvent également se rabattre sur les éponges de mer naturelles (un procédé utilisé avec succès depuis des siècles) ou tout bonnement sur les tampons de coton biologique. Ces produits se retrouvent dans les magasins d’aliments naturels et ne sont pas trop coûteux (une dizaine de dollars pour un paquet de deux éponges, par exemple). ... et les avantages Les raisons invoquées par les adeptes des produits menstruels alternatifs sont souvent les mêmes : ce sont des considérations économiques ou écologiques qui les ont poussées à utiliser ceux-ci. Quand on sait que le coût d’un Keeper qui pourra durer près de dix ans équivaut à celui de quelques mois de produits menstruels traditionnels, on peut se demander pourquoi on continue à débourser environ 8$ par mois pour s’« équiper »… ou plutôt, pour envoyer ces produits presque directement dans les fosses septiques! On calcule qu’une femme utilisera en moyenne, au cours de sa vie, 15 000 tampons et serviettes sanitaires. Jetés aux poubelles ou alors à même les toilettes, cela crée une masse de déchets considérables; il va sans dire que ces produits ne sont pas exactement biodégradables. L’aspect « pratico-pratique » du Keeper en a également charmé plus d’une. Depuis qu’elles l’utilisent, finis les problèmes d’approvisionnement en tampons ou même de fuites. Après tout, un seul appareil suffit pour passer la semaine! Bien sûr, plusieurs femmes ne seront pas à l’aise avec ces produits : malaise dû au contact avec le sang menstruel ou au rapport au corps, cela varie d’une femme à l’autre. Le Keeper ou les éponges de mer ne sont pas un produit « grand public » qui puisse convenir à toutes; d’ailleurs, si c’était le cas, leur utilisation serait très certainement plus répandue. Mais pour celles qui le sont, le grand saut vers les produits menstruels alternatifs demeure une solution intéressante à envisager! |
![]() Alternatives qui consistent à s'impliquer positivement au niveau personnel, physique et social.
La jeunesse voyage en tourisme solidaire
Quand le souci de l’environnement nous fait nettoyer autrement
|
|
|
||